J’ai récemment animé une session de formation sur les organigrammes : organigrammes pyramidaux ou linéaires. Cela m’a amenée à me poser une question : l’organisation hiérarchique est-elle la seule forme possible de travail en équipe ?

Je vous propose d’aller voir ce que la nature propose et notamment les groupes d’animaux qui travaillent ensemble pour trouver de la nourriture ou se protéger.

Beaucoup de sociétés animales sont fondées sur le principe de domination avec un chef ou un dominant, il s’agit donc de structures hiérarchiques, c’est le cas par exemple des :

lions chimpanzés chevaux abeilles

Cependant, il existe également dans la nature des sociétés qui travaillent ensemble dans le but d’atteindre un objectif commun et qui ne sont pas basées sur un principe de hiérarchie.

C’est le cas :

Des manchots empereurs qui se rassemblent pour avoir moins froid sans qu’un chef n’assigne les rôles à chacun

Des oies sauvages qui parcourent des milliers de kilomètres lors de leur migration sans qu’un dominant ne donne la direction ni ne désigne la place de chacune dans la formation en forme de V

Des bancs de maquereaux qui s’organisent pour faire face aux prédateurs sans qu’aucun supérieur hiérarchique n’ait défini quoique ce soit

Des murmurations d’étourneaux qui synchronisent leurs mouvements, directions et vitesses pour augmenter leur chance de survie

Alors, et si on s’inspirait un peu plus de la diversité de la nature pour explorer et créer de nouvelles manières de travailler ensemble basées sur la coopération, la collaboration, l’atteinte d’un objectif commun et le respect de valeurs communes ?

2 réponses

  1. L’ être humain oublie encore trop souvent qu’il fait partie de ce maillon et qu’aucune stratégie n’a d’égal le sens de l’observation qui permet à chaque espèce de trouver ses propres stratégies d’adaptation et donc de survie. Merci pour ce retour aux sources.

  2. Les modes de gouvernance alternatifs sont passionnants… La prise de décision par consentement mutuel (sans perdants comme aux vote) est par exemple simple à utiliser, et tellement pus satisfaisante…
    Oui, les structures humanitaires, comme d’autres structures de l’ESS, gagneraient beaucoup à repenser leurs modes de gouvernance et de travailler ensemble…

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