Lundi, Humanitalents était à Bibliothèques Sans Frontières pour animer un atelier sur la thématique « Engagement et Qualité de Vie au Travail ».

Généralement quand on associe engagement et qualité de vie au travail c’est un peu l’histoire de l’œuf et la poule :

L’engagement au travail dans sa signification de « implication pour quelque chose qui a du sens » est facteur de satisfaction et donc de qualité de vie au travail. Et la qualité de vie au travail a un impact sur l’engagement, au sens de « motivation » des salariés.

Cependant, dans le secteur humanitaire et/ou associatif, l’engagement peut aussi avoir un impact négatif sur la qualité de vie au travail. En effet, certaines croyances influencent notre conception du travail et notre relation à la question du bien être au travail.

« Ce n’est pas légitime pour un salarié d’un siège d’ONG de se plaindre de ses conditions de travail ou de sa charge de travail alors que ses collègues sur le terrain ont des conditions encore moins faciles. »

« L’engagement humanitaire implique une certaine part de dévouement, presque un sacerdoce. »

« Quand on travail dans l’humanitaire, tout est toujours urgent. »

« Demander de l’aide c’est montrer qu’on est pas capable. »

« Dire non est une preuve d’un manque d’implication. »

Qui n’a jamais entendu des petites réflexions du type « t’as pris ta demie journée de RTT » à un collègue qui part à 17h ou « t’as pas l’air fatigué, c’était une mission cocotier » à un expatrié qui rentre de mission et qui n’a pas l’air au bout du rouleau ?

Et si on apprenait à prendre soin de nous avant de prendre soin des autres ?