Humanitalents était présent au colloque organisé par les groupes Technologia et Egaé qui a eu lieu le 23 octobre dernier à la Bourse du travail de Paris. Cet événement avait pour but de former à identifier les violences et à les traiter. Les apports théoriques étaient illustrés de nombreux témoignages de personnes impliqués dans la lutte contre les violences au travail.

Ce colloque a permis à Humanitalents d’approfondir ses connaissances en matière de prévention des violences sexistes et sexuelles mais a aussi été l’occasion de constater les différences entre le secteur humanitaire et le secteur privé. Même si les organisations humanitaires ont encore des progrès à faire il est intéressant de voir que la création d’une adresse mail dédiée à la transmission de plaintes au sein d’une entreprise est présentée comme une innovation alors que pour les ONG il s’agit du B-A BA (ce qui ne signifie pas que ces adresses mail sont gérées correctement, nous sommes bien d’accord). D’une façon générale les entreprises s’appuient principalement sur l’arsenal légal (code du travail et code pénal) – qui a évolué récemment pour intégrer les faits relevant du sexisme – et mobilisent des ressources pour prévenir les violences sexistes et sexuelles depuis seulement deux ans.

Dans le secteur humanitaire, les efforts ont été clairement intensifiés depuis début 2018 mais la prise de conscience et la création des premiers outils pour prévenir les violences sexuelles datent du début des années 2000. Des principes clairs[1] et des bonnes pratiques ont été définis dès ces années là et sont encore les références aujourd’hui.

Au-delà des différences culturelles entre les différents secteurs, les violences en question sont issues des mêmes mécanismes. Même si le secteur humanitaire a ses particularités, ce colloque a été très riche, notamment en apports pratiques sur l’identification des violences sexistes et sexuelles, sur la réception des plaintes et sur l’accompagnement des victime/survivant.e.s.


[1] https://undocs.org/ST/SGB/2003/13